5 femmes inspirantes ayant appris l’anglais

Si vous avez suivi les tendances sur les réseaux sociaux l’année dernière, vous devez savoir que 2017 a été une année marquante concernant la condition des femmes, riche en activisme international pour l’égalité des sexes : avec l’émergence de mouvements tels que #MeToo et #TimesUp, les femmes à travers le monde ont fait entendre leur voix comme rarement auparavant.

À l’occasion de la Journée internationale pour les droits des femmes, nous avons voulu rendre hommage à cinq personnalités pour qui l’anglais a joué un rôle-clé dans leur réussite. Surmontant souvent des obstacles écrasants, ces femmes extraordinaires ont saisi chaque opportunité d’acquérir les compétences dont elles avaient besoin pour gagner leur place en tant qu’entrepreneur, universitaire, militante, ou leader.

 

1. Malala Yousafzai – Prix Nobel de la paix

International Women's Day: Malala Yousafzai
©Malala Yousafzai by Southbank Centre

 

Malala Yousafzai a toujours été passionnée par l’éducation. À l’école dans la vallée de Swat, au Pakistan, elle apprend l’anglais et l’ourdou (langue officielle du Pakistan) avec enthousiasme, et rêve de devenir professeur, médecin ou politicienne quand elle sera plus grande.

En 2008, les Talibans occupent Swat et interdisent aux filles d’aller à l’école. Malala, âgée de 11 ans, commence alors à bloguer pour la BBC, décrivant la douleur d’être privée de son droit à l’éducation. En 2011, elle milite publiquement pour l’éducation des filles, s’adressant aux journalistes du monde entier en anglais pour attirer l’attention internationale sur son combat.

En 2012, un Taliban tire sur Malala à la sortie de son école, et une balle traverse son crâne et son cou. Elle est transférée dans plusieurs hôpitaux, avant de finalement entamer sa convalescence au Royaume-Uni. Cette tentative d’assassinat est condamnée dans le monde entier, et Malala, une fois rétablie, continue sa campagne. Avec le soutien de son père, elle crée la fondation Malala, dédiée à l’accès des filles à l’éducation. En 2014, elle devient la plus jeune lauréate du Prix Nobel de la paix, et prononce son discours de remerciement en anglais, ourdou et pachto (langue officielle de l’Afghanistan).

 

2. Sandra Cauffman – Scientifique à la NASA

International Women's Day: Sandra Cauffman
©Celebrating Women’s History Month – Getting Excited About STEM (NHQ201703280011) by NASA HQ Photo

 

À l’âge de 7 ans, Sandra Cauffman assiste à la mission Apollo 11 sur la télévision de son voisin, et prend la résolution, un jour, d’atteindre la lune. Elle est depuis devenue la première femme costaricienne à mener une mission liée à Mars, et a pu voir décoller pour l’espace des fusées transportant des équipements qu’elle a contribué à créer.

Vivant dans la pauvreté au Costa Rica, la mère de Sandra combinait trois emplois pour subvenir aux besoins de sa famille, parvenant parfois à peine à maintenir un toit au-dessus de leur tête. Malgré tout, elle encourage les ambitions de sa fille et la pousse à se concentrer sur ses études.

Plus tard, la mère de Sandra épouse un Américain, et la famille déménage en Virginie. Sandra ne parle alors pas du tout anglais. Elle travaille dur pour acquérir un niveau d’anglais courant et passer son TOEFL, lui permettant de faire ses études dans une université américaine et poursuivre son rêve de travailler dans le voyage spatial.

Aujourd’hui, Sandra Cauffman est l’une des femmes scientifiques les plus influentes des États-Unis, et a été mise en avant par l’ONU comme modèle pour les femmes et les filles à travers le monde.


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3. Immaculée Ilibagiza – Écrivaine et conférencière

International Women's Day: Immaculée Ilibagiza
©Immaculée Ilibagiza by Rwanda Embassy DC

 

En 1994, environ 800 000 personnes sont tuées lors du génocide rwandais. Pendant 91 jours de terreur, huit femmes tutsies restent cachées dans l’étroite salle de bain dissimulée d’un pasteur hutu, priant pour que les tueurs ne viennent pas les y chercher. L’une de ces femmes est Immaculée Ilibagiza.

Le père d’Immaculée l’envoie chercher refuge chez le pasteur lorsqu’une milice hutue attaque leur maison. Confinée dans la minuscule salle de bain tandis que la violence fait rage, Immaculée, âgée de 22 ans, passe alors les mois suivants à apprendre l’anglais grâce à une Bible et un dictionnaire empruntés au pasteur.

Lorsque la guerre prend fin, ces femmes émergent de leur refuge pour découvrir leur pays en ruines. Immaculée utilise ses compétences en anglais pour travailler aux Nations Unies, d’abord à Kigali puis à New York. Aujourd’hui, Immaculée a publié plusieurs livres racontant son expérience. Elle a également créé une fondation pour soutenir les orphelins rwandais, et donne des conférences à travers le monde sur la foi, la paix, et le pardon.

 

4. Roya Mahboob – Cofondatrice et CEO de l’Afghan Citadel Software Company

International Women's Day: Roya Mahboob
©140.SWITCHPOINT.2017 by IntraHealth International

 

Roya a 16 ans la première fois qu’elle utilise un ordinateur. Le gouvernement taliban a alors été renversé, et Roya a tout à coup le droit d’entrer dans un cyber-café. Elle qui a toujours été timide, elle peut désormais s’adresser à des gens du monde entier. Utilisant des applications comme Yahoo Messenger pour discuter avec des anglophones, elle progresse petit à petit en anglais.

Roya intègre un cours de technologie de l’ONU pour les femmes, avant de faire des études d’informatique à l’université d’Hérat. À 23 ans, Roya crée sa propre entreprise de services informatiques, employant principalement des ingénieurs femmes, et met en place par la suite des cours dans les écoles de filles en Afghanistan. En 2013, elle est nommée par TIME Magazine comme l’une des 100 personnalités les plus influentes de l’année.

Aujourd’hui, Roya Mahboob dirige le Digital Citizen Fund, aidant d’autres femmes et filles à accéder au monde digital.

 

5. Angela Merkel – Chancelière d’Allemagne

International Women's Day: Angela Merkel
©Angela Merkel – World Economic Forum Annual Meeting 2011 by World Economic Forum

 

En grandissant derrière le rideau de fer dans Berlin-Est, Angela Merkel avait peu accès à l’anglais. Bien que sa mère soit enseignante, c’est surtout par elle-même qu’Angela Merkel apprend l’anglais, notamment en lisant le journal communiste britannique The Morning Star, le seul journal alors importé du Royaume-Uni.

Après la chute du mur de Berlin en 1989, Angela Merkel entre en politique. Elle évolue rapidement et devient secrétaire générale de l’Union chrétienne-démocrate, avant de marquer l’histoire en tant que première femme Chancelière d’Allemagne. Aujourd’hui, Angela Merkel fait partie des dirigeants les plus puissants du monde.

Elle utilise son anglais pour s’adresser au Parlement britannique et pour ses conversations privées avec d’autres dirigeants, tel que l’ex-Président des États-Unis Barack Obama.

 

Vous souhaitez apprendre l’anglais à l’étranger et rejoindre cette communauté incroyable de femmes bilingues ? Dites-nous en commentaire quelles personnalités vous inspirent.

 

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